En 2015, je suis à tout hasard « tombé » sur un reportage sur cette culture. Comme j’étais justement à la recherche d’une nouvelle culture pour occuper ma période hors temps des sucres, je n’ai fait ni un ni deux et je suis allé visiter quelques safranières au Québec. Juste assez pour me donner le goût d’expérimenter et d’en cultiver pour ma consommation personnelle.

Le safran, c’est joyeux, la fleur nous fait sourire. Sans s’en rendre compte, elle opère sur nous une magie qui nous hypnotise. J’ai donc débuté une modeste culture de safrans en 2016.

Devant la joie que m’a procurée la vision quotidienne de cette magnifique fleur, mon cœur n’a pu s’empêcher d’étudier plus précisément cette culture. J’ai donc fait plusieurs recherches sur internet et lu quelques livres sur le sujet.

Voilà qu’a l’été 2017, j’ai mis en terre 10,000 crocus sativus. Tout est maintenant récolté et plus de la moitié de ma production est vendu. Le safran sera prêt à livrer seulement qu’en décembre. On doit lui laisser le temps de vieillir un moment avant de le conditionner.

En octobre 2017, j’ai quitté le Québec pour me diriger vers la France. Mon voyage avait comme but de visiter des producteurs de safran dans plusieurs régions partant de l’est, vers le centre pour ensuite me diriger vers le nord. J’en ai visité de toutes les sortes. Comme ils cultivent le safran depuis plus longtemps que nous, cela m’a permis d’explorer plus au niveau des difficultés rencontrées en cours de route afin de minimiser l’impact sur mes propres champs. Les safraniers ont été plus que généreux avec moi. Discuter avec plusieurs producteurs différents permet de voir différents points de vue et différentes philosophies. Ce fut un magnifique voyage rempli de connaissance et de gens très accueillants et sympathiques.